3096 jours

IMG_20171002_103447_678[1]Auteur: Natascha Kampusch
Genre
: Autobiographie
Édition: JC Lattès
Année de sortie: 2010
Nombres de pages: 307
Ma note: 4/5

Natascha Kampusch a vécu le pire : le 2 mars 1998, à l’âge de dix ans, elle est enlevée sur le chemin de l’école. Pendant 3096 jours, huit ans et demi, son bourreau, Wolfgang Priklopil, la garde prisonnière dans une cave d’environ cinq mètres carrés, près de Vienne.
En août 2006, elle parvient à s’enfuir par ses propres moyens. Priklopil se suicide le jour même.
Dans ce récit bouleversant, Natascha Kampusch révèle les circonstances de son enlèvement, le quotidien de sa captivité, sa terrible relation avec son ravisseur et la façon dont elle a réussi à survivre à cet enfer.
Le témoignage unique d’une traversée de l’inimaginable par une jeune femme qui ne s’est jamais laissé briser.

Mon avis: J’ai entendu parler de ce livre il y a longtemps et je voulais absolument le lire. Car avant d’être véritablement mordue de lecture, les seules livres que je réussissait à terminés étant jeunes était des biographies.

Tout au long de ma lecture, je me demandais comment j’allais bien pouvoir écrire un avis sur un tel sujet, difficile de juger l’histoire véridique de quelqu’un mais au cours des pages, j’ai trouvé ceci qui s’accordait totalement avec ma pensée.

Rien n’est seulement noir ou blanc. Et personne n’est seulement bon ou mauvais. Cela vaut également pour le ravisseur. Ce sont des phrases que l’on n’aime pas entendre de la part de victimes d’enlèvement, car elles brouillent le schéma précis du bien et du mal que les gens préfèrent adopter pour ne pas se perdre dans un monde qui serait fait de nuances de gris. Lorsque je parle de cela, je peux voir l’irritation et le refus sur les visages de personnes extérieures aux événements. L’empathie envers mon destin fait place au rejet. Ceux qui n’ont aucune idée de l’intimité d’une captivité n’ont qu’un mot pour juger mon propre vécu : syndorme de Stockholm.

Facile de mettre une étiquette lorsqu’on a aucune idée de l’enfer vécu et de nos réactions dans de tel circonstance, j’aimerais dire que dans une situation identique, je m’opposerai jusqu’au bout mais peut-être aussi que je ne m’en sortirai jamais vivante. L’histoire de Natasha est bouleversante et poignante on découvre une jeune femme forte avec une énorme volonté de survie.

Une autobiographie qui montre un nouveau point de vue des victimes d’enlèvements et qui ne concorde pas avec ce que nous attendons d’un tel récit. Il faut être ouvert d’esprit pour comprendre  l’incompréhensible.

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Une réflexion sur “3096 jours

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