Quand mon chum vérifit quand même

Wouhouuuu!! C’est les vacances! On est dans le sud! Voyage que nous avons acheté exactement 24h à l’avance. On a fait nos bagages en vitesse et skipper sur quelques préparatifs habituels, pour aller profiter du sable chaud et des mojitos.

Le stress de l’achat dernière minute étant tombé, nous profitons de la plage de Cuba et de ses énormes vagues (il y a eu un Ouragan une semaine avant notre arrivée). Il fait beau, il fait chaud, c’est le paradis.

Pour la première fois de nos voyages à Cuba, je trouve que la bouffe est ben ordinaire, elle n’est jamais chaude mais bon, c’est pas grave, c’est les vacances!
Un midi on arrive au buffet et il est fermé, on nous relocalise dans un tout petit buffet car l’hôtel est à 13% d’occupation (ouin… c’est ça voyager en octobre).  Et Indignation! Il n’y a aucun choix, mon chum est en criss car, pour lui les vacances égale se bourrer la face jusqu’à être malade (j’exagère à peine) et moi je suis déçue car il n’y a vraiment rien. Mais bon, on n’a pas le choix de faire avec. Je me rabats donc sur une petite salade de concombre et fromage et des pâtes à la sauce inexistante. Les pâtes sont froides et la salade est limite chaude et quand je prends une bouché de fromage un goût de vieux fond de verre me donne un haut le cœur, mais je décide de ne pas recracher… mauvais choix.

Une heure et demi plus tard, nous sommes à la piscine un verre de bière à la main quand je dis à mon chum que je dois rentrer à la chambre, je ne me sens vraiment pas bien. Je ne suis jamais ressorti de cette chambre.

Après avoir été malade une journée entière et dormi tout autant, je m’aventure à aller déjeuner. En entrant au buffet juste les odeurs suffissent à me couper l’appétit, je mange donc trois bouchée de pain pendant que mon chum se tape trois assiettes de crêpes, de brioches et d’œufs.

Je passe trois jours pratiquement enfermée dans la chambre, j’ai mal partout à force d’être couchée, j’ai un début de torticollis et mes seules sorties sont d’aller au buffet ou je ne réussis qu’à manger des portions d’oiseau. À la fin de ces trois jours, je suis tellement déshydratée que j’ai de la misère à marcher, ma langue est épaisse et blanche et la nourriture colle entre mes dents et mes joues. Pendant le souper, mon chum inquiet me demande :
-Veux-tu aller à l’hôpital?
-Non, on part dans 2 jours, faut juste que je me rende à l’aéroport et au pire en arrivant à Montréal, on va direct à l’urgence.
-T’es sure?
-On est à Santa Maria, à 2 heures de routes de Santa Clara… et s’il ne me laisse pas sortir de l’hôpital on pourrait manquer notre vol. Non, faut juste pas commencé à s’inquiéter, j’ai besoin que tu sois mon rock, si tu commences à avoir peur, je vais avoir peur et je vais lâcher prise.
-OK

Les deux journées suivantes, je ne mange pas plus, mais je vais un peu mieux alors on sort un peu de la chambre pour aller un gros 45 minutes à la piscine après le déjeuner et le dîner, je pette le feu!!! En fait, je me cache à l’ombre avec la casquette bien enfoncée sur la tête ou je m’assois dans la piscine avec ma bouteille d’eau qui ne me quitte jamais.

La dernière soirée, je décide de faire un effort, on va aller dans un resto (où je ne mangerai pratiquement rien) et j’ai envie d’être mignonne à défaut d’être de bonne compagnie. Je prends ma douche, je me lave les cheveux et je me choisis une jolie robe. Je commence à sécher mes cheveux et le mautadit séchoir de l’hôtel à genre 2 pieds de fil et souffle comme un papi devant un gâteau de fête, je n’arrive pas à le tenir prêt de ma tête sans souffrir à cause de mon torticolis. Je me fâche et tire faiblement sur le fil, (OK.. j’ai tiré comme une déchainée!) le séchoir me répond avec une flammèche et un drôle de bruit qui ne ressemble plus à du soufflage d’air. Il y a de la fumée qui sort du moteur et une odeur de brûlée.

En sortant de la salle de bain, je regarde mon chum et lui explique la situation.
-J’ai mis le séchoir sur le comptoir, je l’ai brisé, je ne voulais pas le remettre dans le socle pour pas qu’on passe au feu, touches-y pas ok?
-Ah ouin, il est brisé?
-Oui, il a fait des flammèches pis toutes!

Je m’habile et je me prépare tranquillement en écoutant la fin du film Cast Away en espagnol. Mon chum enlève ses vêtements et prends sa trousse de bain.
-Je saute dans la douche!
-Ok!
Une partie moi veux lui dire, touches-y pas enh! Mais comme il me dit toujours d’arrêter de le prendre pour un mongol, je me tais.

La porte ferme et 2 seconde plus tard j’entends.

Vvvvvvvv  vvvvvv

-Sérieux!!!! Je viens de te dire de ne pas y toucher!

PS: J’ai quand même le meilleur des amoureux même si je dois le surveiller constament, il a passer toute la semaine enfermer dans la chambre avec moi au cas ou j’aurais eu besoin d’aide.

PPS: ça vaux la peine d’acheter un voyage de dernière minute pour sauver de l’argent quand on le passe entre quatres murs, car on a pas pris nos probiotiques une semaine à l’avance comme d’habitude…

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